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Combien de temps pour mettre une équipe SDR sur un dialer

L'écran d'appel n'est pas ce qui pose problème. Ce qui prend les deux semaines, c'est le raccord avec votre CRM, vos statuts et vos séquences.

La question qui revient avant de signer porte souvent sur la prise en main : combien de temps avant que les SDR soient à l’aise ? C’est rarement là que ça coince.

Pour un SDR qui a déjà fait du cold call, l’écran d’appel n’est pas ce qui pose problème. Ce qui occupe vraiment les deux premières semaines, c’est de faire entrer l’outil dans ce que vous faites déjà : votre CRM, vos statuts, vos séquences en cours, et la personne qui décide de ce qui doit remonter. Cette partie-là, on ne peut pas la standardiser.

L’écran d’appel n’est pas le problème

Ouvrir une liste, lancer une session, parler à quelqu’un, qualifier, passer au suivant. L’écran d’appel n’a rien de compliqué et les SDR ne posent pas beaucoup de questions dessus.

Ubic appelle jusqu’à 3 prospects en même temps. Les répondeurs, les fax et les numéros invalides sont écartés avant d’arriver au SDR : ce qui s’affiche à l’écran, c’est quelqu’un qui a décroché.

Ce qui demande un peu d’adaptation est physique. Les conversations s’enchaînent sans le temps mort qui servait à souffler entre deux appels, et les SDR nous disent qu’une session fatigue plus qu’une journée d’appels classique. L’adaptation se fait vite, mais elle n’est pas immédiate. Le volume de conversations réelles va de 6 à 25+ par SDR et par jour, selon le fichier et le secteur.

Ce qui prend du temps : le raccord avec vos process

Un dialer écrit dans votre CRM. C’est tout l’intérêt, et c’est aussi ce qui demande des décisions que beaucoup d’équipes n’ont jamais prises.

Les sujets qui reviennent à chaque démarrage :

  • Quel outil fait référence : le CRM, ou l’outil de séquences dans lequel vos SDR passent déjà leurs journées ?
  • Quels statuts existent déjà, et lesquels un appel a le droit d’écrire.
  • Qui possède le lead après un appel. Le SDR qui a eu la conversation, ou l’AE à qui le rendez-vous a été passé ?
  • Comment les appels s’articulent avec les séquences email et LinkedIn en cours. Est-ce qu’un prospect appelé sort de sa séquence, ou est-ce que l’appel n’en est qu’une étape parmi d’autres ?

Aucune de ces questions n’est technique. Elles se règlent en réunion, avec les gens qui ont autorité sur le CRM.

Décidez ce qui doit remonter avant de brancher quoi que ce soit

C’est le seul vrai conseil de cet article. Le branchement d’un CRM prend quelques minutes : les 15 intégrations natives sont là pour ça, et la synchronisation fonctionne dans les deux sens. La conversation qui devrait précéder ce branchement, elle, prend plus longtemps.

Ce qu’il faut trancher avant : est-ce que chaque tentative d’appel remonte, ou seulement les conversations ? On écrit une activité, un statut sur le lead, ou les deux ? Et la transcription complète part-elle dans le CRM, ou seulement le récap de notes ? Et dans l’autre sens, qu’est-ce qui redescend : un lead disqualifié côté CRM doit disparaître des listes d’appel, faute de quoi vos SDR rappellent des prospects déjà traités.

Une équipe qui branche d’abord et décide ensuite se retrouve avec un CRM rempli de tentatives sans réponse que personne ne relira jamais. Le tri se fait ensuite à la main, lead par lead. On a écrit ailleurs pourquoi le CRM finit par ne plus refléter l’activité outbound : ça commence souvent là.

Semaine 1

Jour 1. Import d’une liste, réglage de la cadence, première session courte. Le but est d’appeler dès le premier jour, même sur un fichier imparfait. C’est ce qui fait remonter les vraies questions.

Jours 2 et 3. Une heure avec la personne qui possède le CRM, sans les SDR. Vous écrivez noir sur blanc ce qu’un appel doit produire comme trace. Pendant ce temps, les SDR continuent d’appeler : l’outil fonctionne très bien avant que le CRM soit branché, les appels sont transcrits, et enregistrés si vous avez activé la fonction.

Jours 4 et 5. Vous branchez l’intégration, puis vous ouvrez le CRM et vous regardez ce qui s’est écrit sur une dizaine d’appels réels. Il y aura des surprises. C’est normal, c’est le moment de les voir.

Un client nous a écrit qu’« en l’espace de seulement 4 jours, Ubic nous a permis de générer 6 RDV ». Ça arrive quand l’équipe appelle dès le premier jour au lieu d’attendre que tout soit paramétré.

Semaine 2

La deuxième semaine sert surtout à corriger ce que la première a montré.

C’est souvent là qu’on se rend compte qu’il manque un statut. « Mauvais interlocuteur » et « pas intéressé » ne veulent pas dire la même chose, et si les deux tombent dans la même case, votre reporting de fin de mois ne vous dira rien.

C’est aussi la semaine où on règle la pause progressive liste par liste : au bout de combien de temps un prospect qui n’a pas décroché redevient appelable, et ce qui se passe en fin de cycle. Sortie avec un statut synchronisé dans le CRM, bascule sur un SMS ou un message vocal, ça dépend de ce que vous faites du reste.

Reste l’articulation avec l’existant. Si vos SDR travaillent déjà dans un outil de séquences, la deuxième semaine sert à désigner qui tranche et à quel moment. Les deux options se défendent, à condition que la décision soit prise une fois pour l’équipe entière.

Là où ça déborde

Ce calendrier tient quand le CRM est tenu et que quelqu’un a le pouvoir de décider. Ce n’est pas toujours le cas.

Si vos statuts ne veulent déjà rien dire, le dialer n’y changera rien. Ce chantier-là est à faire avant, et il n’a rien à voir avec l’outil.

Dans les structures plus grosses, le mapping attend souvent le RevOps, qui a dix autres priorités et un process de validation à respecter. C’est là que le calendrier dérape le plus souvent. Prévenez-le au début plutôt qu’au moment où vous avez besoin de lui.

À l’inverse, le conseil ne s’applique pas vraiment à un founder qui prospecte seul ou à une équipe de deux personnes sans CRM structuré. Là, appelez d’abord et occupez-vous du mapping quand il y aura quelque chose à mapper.

Le critère au bout de deux semaines

Un seul critère : est-ce qu’un manager peut ouvrir le CRM et comprendre ce qui s’est passé sans demander aux SDR. Si la réponse est non, reprenez le mapping avant d’ajouter des listes.

Un point pratique si vous êtes en train de comparer des outils : l’essai gratuit dure 7 jours. C’est suffisant pour juger la partie appels, pas pour finir le raccord au CRM. Si vous voulez tester les deux, lancez le mapping pendant l’essai au lieu de le garder pour après la signature.

Questions fréquentes

Combien de temps un SDR met-il à être autonome sur le dialer ?

L’écran d’appel se comprend vite. C’est le rythme qui demande un peu d’adaptation : elle se fait vite, mais elle n’est pas immédiate. Un SDR qui a déjà fait du cold call n’a pas besoin de formation longue. L’onboarding et le support sont en français, donc les questions se règlent au fil de l’eau.

Faut-il un RevOps pour brancher le CRM ?

Non, l’intégration se branche sans compétence technique. En revanche, il faut quelqu’un qui ait autorité sur les statuts et les champs du CRM. Dans une petite équipe c’est le Head of Sales, dans une plus grosse c’est le RevOps.

On utilise déjà Lemlist ou Salesloft, faut-il tout arrêter ?

Non. Ces outils font partie des intégrations, et beaucoup d’équipes gardent leurs séquences email en place. La seule décision à prendre est de savoir si l’appel compte comme une étape de la séquence ou comme un canal parallèle, et de s’y tenir.

Peut-on démarrer sans CRM ?

Oui, les appels fonctionnent sans. Vous perdez la trace historique et le reporting croisé, ce qui devient gênant dès que l’équipe dépasse deux ou trois SDR. Pour un test de quelques jours, ça n’a aucune importance.

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